RADIOSCOPIE  PAGE 2

  
" ET  L' HOMME CRÉA  DIEU ET LE NOMMA ... YHWH  "

- Analyse des chapitres I, IV et IX, qui ont fait  l'objet des précédents Tableaux 

 

- Utilisation du nom de Dieu dans l'ancien Testament - 

- A partir de là (Chapitre IV), on trouve le nom de Yahvé mentionné partout à la place de "Dieu" tout court. On ne trouve pas en revanche cette "option" dans l'Ancien Testament du XVI° siècle où, à la place de "Dieu", on mettait très souvent "Seigneur" tout simplement et  où ne figurait plus aucun nom précis. Dans d'autres Bibles encore, au même endroit on mettra plutôt "l'Éternel" à la place de "le Seigneur". Chacun son style.

 Yahvé  a été transformé en JÉHOVAH , 

  nom utilisé seulement entre le XIII° et le XIX° siècle

et ceci par adjonction aux consonnes du tétragramme de YAHVÉ (YHWH) 
des voyelles e, o, a,  d'Adonaï   (Edonaï) : "Seigneur". 

Et encore,  dans les Tableaux qui précèdent (page 1), il ne s'agit pas là d'une traduction à partir du grec ou de l'hébreu (langues dans lesquelles ont été rédigés les originaux de l'Ancien Testament), ce ne sont que des interprétations locales faites lors de simples "transcriptions" et qui, déjà, transformaient complètement le sens d'une phrase... d'un siècle à l'autre. Cela donne une idée de la manipulation qu'il a pu y avoir au niveau des divers textes "originaux" et leurs multiples versions 2000 ans plus tard, où chacun a ajouté sa petite touche personnelle suivant sa propre particularité :  chrétien catholique ou protestant, orthodoxe, judaïste, baptiste, islamiste, bouddhiste, j'en passiste et des meilleuriste.
Comment savoir après tout cela quelle est la part du vrai et du faux dans tous ces manuscrits accommodés à toutes les sauces, avec au passage des coupures, des rajouts, des amalgames, et toutes sortes d'adaptations tendant à rapprocher les thèses des différents auteurs pour redonner un semblant de cohésion à l'ensemble , et qui ensuite ont été mis entre les mains des croyants comme d'authentiques "paroles d'évangile "...


Vraie fausse Bible



 



 
 
 
 
 

- Pour en venir à Noé (Chapitre IX), dans une vie aussi longue que la sienne , on n'a rien trouvé de mieux que de mettre l'accent sur un fait divers, une histoire de soûlographie , de la "nudité"de Noé découverte par son plus jeune fils Cham (qui a "osé" la regarder et le dire à ses frères en s'en moquant), nudité sur laquelle on jette au demeurant et dès le départ un regard "impur" qui sera la source de tous les tabous sexuels dont l'homme sera victime par la suite avec une connotation culpabilisante dont il ne se débarrassera plus jamais (comme cela a également été le cas avec Adam et Ève à partir de l'arbre "de la connaissance du bien et du mal" qui leur a révélé leur nudité, nudité dont ils ne se seraient jamais rendus compte jusque là ? bizarre ! C'est la même histoire mais pas à cause du vin, mais de la pomme). 
Le côté "honteux" est encore plus accentué dans la langue "françoise" où les mots "vergogne" et parties honteuses sont utilisés à la place de"nudité" (pour désigner le sexe). Alors qu'en même temps, le passage concernant le déluge lui-même ne se résume, dans ce verset, qu'à deux lignes et semble être, à côté de cette anecdote, un événement tout à fait banal. Le moment le plus cocasse est bien celui où Sem et Japhet marchent à  reculons pour ne pas regarder "l'objet du délit" (comme si le fait de se trouver nus entre hommes était un crime, ce qui tout même ne mérite pas de châtiment même s'il s'agit de son propre père).C'est vrai qu'à l'époque on était loin d'être libéré... Notons au passage que, dans cette affaire de "vergogne" aussi, le châtiment est retombé sur Chaanan, le fils de Cham ... qui apparemment n'y était pour rien dans cette histoire, mais c'était l'habitude de répercuter les punitions sur la descendance.

Pendant qu'on y est, pourquoi ne pas aussi se poser la question  suivante sur NOÉ :

- Comment a-t-il fait pour embarquer sur son Arche un couple de diverses espèces d'animaux - qui en comportaient des milliers - et surtout a-t-il  pu mettre une quantité de nourriture suffisante pour tous les nourrir pendant un an ( la durée du déluge) dans un espace aussi restreint et aussi confiné, et puis comment a-t-il réussi à faire en sorte que les lions ne mangent pas les brebis et autres petites espèces, car les carnivores ne mangent pas de foin, et il n'y avait pas encore de  congélateurs. ?

C'est vraiment une histoire à dormir debout, comme beaucoup d'autres de la même couvée. 

La morale de cette histoire : c'est que la notion de "péché", entretenue et développée autour des parties génitales depuis que Noé avait débarqué, puis propagée par les rites et les traditions religieuses, transmises de génération en génération, est une notion dont nous subissons les conséquences jusqu'à nos jours. Inutile de s'en prendre à nos parents et grands-parents en leur reprochant les complexes qui nous habitent : ils ont été contaminés eux-mêmes bien avant nous (sauf ceux qui ont choisi de rompre avec la routine). Ces pratiques ne sont pas prêtes d'évoluer, d'ailleurs, puisque le régime du célibat imposé le plus souvent aux membres de ces institutions (et qui est fondamentalement contre nature) ne prédispose guère ce milieu à se libérer de ce carcan ni à en faire des interlocuteurs particulièrement valables pour traiter des problèmes de sexe et de couple.. Il faudra bien nous contenter  pourtant de la laïcité telle qu'elle est,  même si c'est une laïcité "sous contrôle": c'est tout de même mieux que l'inquisition du temps où tout était régit par les Cardinaux ou "assimilés", souvent par l'élimination pure et simple de ceux jugés "hérétiques".

C'est vraiment une histoire à dormir debout, comme beaucoup d'autres. 

Tout le monde connaît Ève, la femme d'Adam, mais qui connaît le nom de la femme de Noé ?

 

Le graphique ci-dessous vous donne une petite idée de la diversité de la Chrétienté, sans parler des autres courants...
Il y a de quoi y perdre son Latin.
 
(cliquer pour agrandir l'image)

- LE TEMPS DES INDULGENCES PAYANTES -

 

Prières, avec "indulgences" payantes à la clé... accordées par le Pape.
(ci-dessus : prospectus daté du
14 Juin 1877,  Pie IX  -  100 jours d'indulgences chaque fois)

 (ci-dessous : propagande de l'église catholique datée du 3 Janvier 1929)
Tous ceux qui ne sont ni Chrétiens, ni Israèlites, ni Mahométans, y sont qualifiés d'
"Infidèles".

 



Ce serait beaucoup plus facile à lire si les pages étaient blanches...

Page mise à jour le :30/10/06

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